Bangui, 19 mai 2026 – Le Salon de l’Innovation Verte et des Opportunités s’est tenu ce mercredi à l’American Corner de Bangui dans le cadre du projet Innova Verte, financé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Cette rencontre a permis aux jeunes entrepreneurs centrafricains de présenter leurs initiatives innovantes axées sur la protection de l’environnement et le développement durable.
L’événement a réuni plusieurs porteurs de projets venus exposer leurs solutions écologiques au public. Parmi les initiatives présentées figuraient des biofertilisants, des pavés écologiques, des activités de myciculture, du charbon écologique, des produits de provenderie ainsi que d’autres innovations conçues pour répondre aux défis environnementaux et économiques du pays.
La cérémonie a été marquée par diverses interventions de partenaires institutionnels et d’acteurs engagés dans le projet. L’une des interventions ayant particulièrement retenu l’attention est celle de Fleur Marcella, vice-présidente de l’Association de la diaspora centrafricaine de France et représentante de l’association Bèatrica Kamba.

Dans son intervention ainsi qu’au cours d’un échange avec la presse, elle a insisté sur le rôle que peut jouer la diaspora dans le développement de la République centrafricaine, notamment à travers le partage de connaissances et le transfert de compétences.
Selon elle, l’engagement des Centrafricains vivant à l’étranger ne doit pas se limiter aux contributions financières, mais s’inscrire également dans une dynamique d’accompagnement technique et humain.
« Quand nous partons à l’étranger pour étudier, nous avons toujours à l’esprit l’idée d’acquérir des connaissances et des compétences afin de les mettre au service de notre pays », a-t-elle déclaré.
Elle a expliqué que ce transfert de compétences peut prendre plusieurs formes, notamment à travers des actions de mentorat, de formation, de partage d’expériences ou encore d’accompagnement des jeunes entrepreneurs.
Pour l’Association de la diaspora centrafricaine de France, l’objectif est de renforcer les capacités des jeunes afin qu’ils puissent transformer leurs idées en projets viables et durables.
Le projet Innova Verte apparaît ainsi comme une illustration concrète de cette coopération entre la diaspora et les acteurs locaux. Lancé en juin 2025, il se poursuivra jusqu’en décembre 2026 avec l’ambition de mobiliser davantage de ressources et d’élargir son réseau de partenaires engagés dans l’accompagnement de la jeunesse centrafricaine.
En plus du soutien financier de l’OIF, le projet bénéficie également de l’appui du Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations (FORIM), du SIAD, de la Maison de l’Entrepreneur et du Groupe PMU Fondation centrafricaine.
Parmi les bénéficiaires figure MONIFINI Bérénice, directrice gérante de l’entreprise Pollution Plastique Notre Combat (PPNC), spécialisée dans la fabrication de pavés écologiques à partir de déchets plastiques recyclés.
Présente au salon, elle a salué une initiative qui permet aux jeunes innovateurs de gagner en visibilité.
Son entreprise transforme les déchets plastiques en pavés écologiques destinés à l’aménagement des routes secondaires et des espaces urbains. Une solution qui, selon elle, contribue à lutter contre plusieurs défis environnementaux, notamment les inondations causées par l’obstruction des canalisations et la prolifération des déchets plastiques.
Au-delà d’une simple exposition, le Salon de l’Innovation Verte s’est imposé comme un véritable espace de rencontres, d’échanges et de valorisation des compétences locales. Une plateforme où la diaspora centrafricaine entend désormais jouer pleinement sa partition dans la transmission du savoir et l’accompagnement des nouvelles générations.
Par MBELANAYI Roger
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