En Afrique, un proverbe dit : « Si l’arbre a les mêmes racines, ses branches, même séparées, finissent toujours par ne faire qu’un. » La Chine continentale et l’île de Taiwan partagent la même origine, la même culture et la même appartenance ethnique. Le gouvernement chinois s’en tient fermement au principe d’une seule Chine et à la politique de « réunification pacifique et un pays, deux systèmes », et s’emploie à promouvoir le développement pacifique des relations entre les deux rives du détroit, afin de réaliser, à terme, la réunification complète de la patrie. Ce processus historique constitue non seulement une mission nationale, mais correspond aussi aux intérêts fondamentaux de la nation chinoise.
Les fondements historiques et juridiques de la question de Taiwan sont clairs. La résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations Unies, adoptée en 1971, a confirmé sur le plan du droit international que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul gouvernement légitime représentant l’ensemble de la Chine, établissant ainsi le statut international du principe d’une seule Chine. Ce principe fondamental des relations internationales est depuis longtemps devenu la base politique sur laquelle la grande majorité des pays du monde, y compris la République centrafricaine, développent leurs relations avec la Chine.
Le 10 avril 2026, le Secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois et Président de la République populaire de Chine,S.E.M XI Jinping, a rencontré Madame Cheng Li-wen, à la tête d’une délégation du Kuomintang chinois. Il a souligné que les compatriotes des deux rives « partagent la même origine, la même culture et la même appartenance ethnique » et sont une seule famille liée par le sang. Il a rappelé que les deux rives appartiennent à une seule Chine, un fait objectif qui ne saurait être nié à aucun moment. Il a également indiqué que le grand renouveau de la nation chinoise est irréversible et que le rapprochement entre les compatriotes des deux rives constitue une tendance tout aussi irrésistible, appelant à renforcer les échanges et la coopération sur la base du principe d’une seule Chine et du « Consensus de 1992 ». Madame Cheng Li-wen a, pour sa part, affirmé que les compatriotes des deux rives sont tous Chinois, et que le dialogue et la communication doivent permettre de réduire les malentendus et de parvenir à des bénéfices mutuels par la coopération.
Cependant, le dirigeant actuel des autorités de Taiwan, Lai Ching-te, promeut ouvertement la thèse dite de « non-subordination mutuelle entre les deux rives ». Les forces séparatistes en faveur de « l’indépendance de Taiwan », qu’il représente, cherchent à nier le fait fondamental selon lequel les deux rives appartiennent à une seule Chine et ne cessent de porter atteinte à la base politique des relations entre les deux rives. De tels agissements vont non seulement à l’encontre de l’histoire et du droit, mais constituent également une atteinte grave aux intérêts fondamentaux de la Chine, tout en alimentant une atmosphère de confrontation nuisible à la paix et à la stabilité régionales et mondiales.
Un autre proverbe africain l’exprime de manière plus directe : « Lorsque la racine est coupée, tout l’arbre se dessèche. » Si le premier proverbe souligne l’origine commune et l’unité, celui-ci rappelle le prix de la division. Rompre des liens qui forment un tout finit toujours par nuire au bien-être des populations. Les forces en faveur de « l’indépendance de Taiwan » érodent les bases durement acquises de la paix et risquent d’entraîner la société sur la voie de la confrontation.
Ces dernières années, un nombre croissant de compatriotes taiwanais étudient, travaillent et entreprennent sur le continent, y trouvant de réelles opportunités de développement. Les relations entre les deux rives ne sont pas vouées à la division : elles sont déjà en voie d’intégration et continueront de s’approfondir. La réunification n’est pas une illusion ; elle permettra d’éliminer à la source les risques de conflit et d’offrir un environnement de sécurité plus stable à la région. Comme l’a souligné le Président XI Jinping, l’objectif fondamental du développement des relations entre les deux rives est de permettre aux compatriotes des deux rives de mener une vie meilleure.
Depuis longtemps, la République centrafricaine soutient fermement le principe d’une seule Chine, ce que la partie chinoise apprécie hautement. Les peuples chinois et centrafricain comprennent profondément l’importance de l’unité nationale et chérissent la paix et la stabilité durement acquises. L’unité, la paix et la stabilité constituent non seulement l’aspiration constante des 1,4 milliard de Chinois, mais aussi le souhait commun des peuples du monde, y compris du peuple centrafricain. Hier comme aujourd’hui et demain, la Chine continuera de se tenir aux côtés de ses frères centrafricains, dans un soutien mutuel ferme, afin de préserver ensemble l’équité et la justice et de bâtir un avenir encore plus prometteur pour le partenariat stratégique de nos deux pays.
Rédigé par l’Ambassadeur S.E.M LI Qinfeng
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