Dans ce contexte d’État d’urgence, il urgent d’attirer votre attention sur les urgences du moment.
Monsieur le Président,
Je tiens d’abord à vous féliciter pour votre réélection pour un nouveau mandat et un dernier à la tête de notre Cher et beau pays la RCA.
Monsieur le Président,
La guerre que nous impose les ennemis de la paix depuis quelques années ne laisse personne indifférente des conséquences fâcheuses qui en résultent.
Aujourd’hui, nos forces de défense et les alliés RUSSE, RWANDAIS, etc, sont entrain de faire un travail remarquable et remarqué que nous louons avec toute notre énergie et gratitude.
Mais nous ignorons pas que l’ennemi est très fort dans l’art du camouflage. Comme un iceberg, l’essentiel de sa stratégie de déstabilisation est sept (7) fois plus enfouie. Je parle ici des vrais. Des vrais ennemis de la nation Centrafricaine.
Monsieur le Président,
Je ne suis pas expert, mais l’expérience et la connaissance de l’histoire à toujours démontré que une guerre se gagne sur deux fronts. Militaire et Économique.
Monsieur le Président,
Avec l’énergie du peuple et la faveur du tout Puissant nos forces sont entrain de rétablir la paix progressivement sur l’ensemble du territoire. Sauf que…
Monsieur le Président,
Un grand danger nous guette. Oui, l’ennemi est entrain de sortir un grand jeu. Une arme redoutable.
Monsieur le Président,
Saviez vous qu’au Soudan voisin un président est évincé à cause d’une hausse de prix du pain? Ça, je ne vous apprends strictement rien.
Ils sont entrain de lancer une autre bataille. LA BATAILLE DU PAIN. ils sont entrain d’affamer le peuple. Le même qui t’a renouvelé sa confiance.
Monsieur le Président,
Un peuple affamé est une arme redoutable pour ses dirigeants. Ils nous ont déjà privé d’armes pour notre défense et voilà maintenant une autre forme d’embargo qui arrive à grande vitesse « les produits de première nécessité ».
Monsieur le Président,
La libération de la route de Garoua-boulaï – Bangui doit être une urgence de haute importance parmi les urgences actuelles . Une priorité des priorités qui ne peut être laissée à la MINUSCA.
Monsieur le Président,
Nos forces doivent reprendre la main dans la sécurisation de cette route. Vous saviez autant que moi que la MINUSCA est une broderie politique et militaire qui entretient beaucoup de Flou.
Monsieur le Président,
Les prix des produits montent à une vitesse exponentielle à Bangui et dans l’arrière pays.
Monsieur le Président,
Le ventre affamé n’a point d’oreille.
Le ventre affamé ne rêve que du pain.
Le ventre affamé n’a qu’un seul confort « le pain ».
A bon entendeur salut,
Sur ce je vous quitte Monsieur le Président.
Fraternellement.
Aristide Mougbia De-ngbodo

